Une source d’énergie est dite renouvelable lorsque son renouvellement naturel est suffisamment rapide pour qu’elle puisse être considérée comme inépuisable à l’échelle humaine. Il s’agit notamment du soleil, de l’eau, du vent, de la chaleur de la Terre et de la biomasse.
Ces sources naturelles permettent de produire de l’énergie avec peu ou pas d’émissions directes de gaz à effet de serre, ce qui en fait une alternative intéressante aux énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), responsables de plus de 75 % de la consommation mondiale d’énergie et d’une large part du réchauffement climatique.
En Polynésie Française, les énergies renouvelables les plus exploitées sont l’énergie hydraulique et l’énergie solaire. Bien que les équipements nécessaires à leur exploitation (panneaux photovoltaïques, turbines, batteries, etc.) puissent avoir un impact environnemental, leur utilisation contribue globalement à réduire notre dépendance aux énergies polluantes et à promouvoir un développement plus durable.

L’énergie hydraulique, par le mouvement de l’eau, est transformée en électricité par des centrales hydroélectriques.
L’énergie cinétique du courant d’eau est transformée en énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un alternateur. La puissance des centrales hydroélectriques dépend de la hauteur de la chute d’eau et de son débit.
💡 Le saviez-vous ?
En Polynésie française, 28,6% de notre électricité est produite grâce à l’énergie hydraulique.
En effet, l’île de Tahiti dispose de 16 centrales hydroélectriques situées dans les vallées de Vaite, Vaihiria, Fa’atauti’a, Tita’aviri et Papeno’o. Dans les îles Marquises, Hiva Oa et Nuku Hiva comptent 6 aménagements hydroélectriques.

La lumière du soleil est transformée directement en électricité par des modules photovoltaïques composés de petites tranches de silicium.
Il existe 2 types de configuration :
Pour les installations dont la puissance installée est inférieure à 500 kW à Tahiti et 50 kW dans les îles autres que Tahiti : une déclaration préalable à la Direction Polynésienne de l’Énergie est obligatoire.
Pour les installations dont la puissance installée est égale ou supérieure à 500 kW à Tahiti et 50 kW dans les îles autres que Tahiti : l’avis de la commission de l’énergie est requis avant autorisation délivrée par un arrêté CM.
📖 Pour aller plus loin
Consultez notre FAQ – Le photovoltaïque pour en savoir plus sur cette technologie innovante.

Des capteurs transforment l’énergie du rayonnement solaire en chaleur véhiculée par de l’eau. Ce principe est utilisé pour fournir de l’eau chaude sanitaire : il s’agit du chauffe-eau solaire (CES).
Le chauffe-eau solaire est bien adapté au climat polynésien et permet de produire de l’eau chaude gratuitement et sans émissions polluantes comparativement au chauffe-eau à gaz et électrique. Bien que plus cher à l’achat, il est très vite rentabilisé.

Le SWAC (Sea Water Air Conditioning) est un système de climatisation qui utilise l’eau froide des profondeurs marines pour rafraîchir les bâtiments. À environ 1000 mètres de profondeur, l’eau de mer est naturellement très froide (entre 5 et 8°C). Le SWAC pompe cette eau et l’utilise dans un échangeur thermique pour refroidir un circuit d’eau douce qui alimente ensuite des climatiseurs ou des systèmes de ventilation.
Une fois l’échange de température effectué, l’eau de mer est renvoyée dans l’océan, sans polluant, ni produit chimique, ni impact sur la faune marine.
En Polynésie française, le SWAC est déjà utilisé, notamment pour climatiser certains bâtiments à Tahiti comme le Centre Hospitalier de la Polynésie Française (CHPF) situé à Pirae. C’est une solution particulièrement adaptée aux territoires insulaires, où l’accès à l’énergie est parfois limité et coûteux.